8 mars 2006
A l'occasion de la journée de la femme, quelques réflexions s’imposent.
Auparavant, les rythmes de travail obéissaient aux cycles de la nature, le jour, la nuit, les saisons, l’année et la vie. Le temps au travail ou en dehors était fait de stabilité et de prévisibilité. Aujourd’hui et notamment dans nos professions du commerce et des services, tout a été mis en place pour casser ces repères de stabilité. Par le recours à la précarité, à la flexibilité, à la semaine en continu, le travail de nuit, les horaires décalés et atypiques de nos entreprises, des distorsions hors temps de travail sont apparues et ce sont les entreprises qui régissent nos rythmes de vie. Nous articulons tous nos temps de vie sur les temps de travail et ce sont ces derniers qui s’imposent et réglementent tous nos choix.
Il est évident que sur euralille, ce sont les Femmes qui sont le plus durement affectées par de telles situations, nombre d’entres elles sont à la tête de famille monoparentale. Elles occupent majoritairement des emplois peu qualifiés et se voient imposer des temps partiel, 82% des emplois sont bien souvent de 15 à 29 heures semaines. Ce sont les femmes qui subissent la précarisation, 65% des contrats sont des CDD. Ce sont encore elles qui sont présentes sur des emplois où l’amplitude horaire est la plus forte, commerce, hôtellerie et restauration, pour ne citer qu’eux!
Tout ces faits mis bout à bout génèrent des stress qui détériorent nos conditions de travail, de vie et de santé. Stress pour ne pas être en retard à la crèche, à l’école, au boulot, pour faire les courses, gérer les retards des transport.
Notre Union Syndicale Interprofessionnelle CGT du site Euralille à fait du 8 mars une journée de déploiement et c'est adressée à toutes nos camarades du site. Pour ce faire, une plaquette a été réalisée et diffusée à 150 exemplaires.

Commentaires